Perruque

 

Elle redonne confiance en soi, protège des regards et permet de poursuivre sa vie professionnelle et familiale sans changer ses habitudes. Avec de jeunes enfants, c’est la parade la plus rassurante (certains sont effrayés de voir leur maman sans cheveux, d’autres sont préoccupés par le regard de leurs copains).

 

Les moins ? Elle n’est pas toujours bien tolérée par le cuir chevelu devenu sensible. Sans compter qu’elle donne chaud en été.

 

Alors perruque ou foulard ? Le mieux est de choisir ce qui est le plus agréable pour son crâne et de se sentir à l’aise en public. On finit souvent par jongler avec plusieurs looks.

 

Quand acheter sa perruque ?

 

Avant la chimiothérapie car le perruquier peut tenir compte de la couleur et texture des cheveux. Autre avantage : elle sera prête le jour-J (la chute de cheveux peut se faire en 2-3 jours).

 

Où acheter sa perruque ?

 

Mieux vaut s’adresser à un magasin qui a l’habitude de conseiller des personnes sous chimiothérapie. Demander au médecin, aux groupes de soutien ou à la ligue cantonale contre le cancer.

 

Les accessoires et produits d’entretien sont fournis avec la perruque : shampoing, soin, brosse, support pour la poser.

 

Le shopping à domicile, c’est possible grâce à Maridom. La conseillère en image Marianne Walker se déplace gratuitement à domicile dans toute la Suisse romande avec un choix de "chevelures d'appoint" comme elle préfère les appeler, de turbans et de chapeaux.

 

Perruque synthétique ou en cheveux naturels ?

 

Synthétique, pour des raisons pratiques et esthétiques. Une perruque synthétique se remet en place toute seule après le lavage, sans brushing ni chichi. "Contrairement aux idées reçues, une perruque synthétique donne une apparence plus naturelle, explique Kurt Morgenthaler, perruquier à Berne. Les cheveux tombent mieux et le bonnet sur lequel ils sont fixés laisse apparaître le cuir chevelu, contribuant à l'aspect plus naturel de la coiffure."

 

Une perruque avec ses propres cheveux ? Tentant, mais le procédé prend plusieurs mois (on n’en aura plus besoin !), coûte cher et nécessite les cheveux de plusieurs personnes. Sans compter de gros efforts d’entretien.

 

Comment choisir sa perruque ?

 

En général, il est recommandé d’acheter une perruque proche de sa coupe et de sa couleur de cheveux. Mais si on a envie de changer de tête, pourquoi pas !

 

Astuces de visagiste :

  • Choisir un ton légèrement plus clair que la couleur naturelle pour éclairer le visage et compenser le teint pâle dû à la chimiothérapie
  • Vérifier la couleur à la lumière du jour
  • Une coupe légèrement plus courte peut donner de la rondeur à un visage qui a tendance à mincir

 

Accro au cheveu long ? Les perruques à cheveux longs ne font pas très naturel et les pointes frisottent au contact des épaules. Mais il existe des perruques mi-longues.

 

La bonne idée ? Faire une photo en magasin. On pourra s’en inspirer pour placer correctement la perruque sur le front.

 

Que faire quand les cheveux tombent ?

 

Filer au magasin pour ajuster la perruque et donner un dernier coup de ciseau, car le résultat n’est pas le même que lors de l’essayage avec les cheveux. En général, la perruque est réservée au magasin (sans engagement) et on passe la chercher le moment venu.

 

Il faut parfois y aller progressivement pour habituer le cuir chevelu sensible. « Au début, vous allez ressentir la perruque comme un corps étranger, explique Kurt Morgenthaler, perruquier à Berne. Essayez de la porter comme un vêtement : mettez-là le matin et enlevez-là le soir. En quelques jours, vous ne la sentirez plus ».

 

La perruque est-elle remboursée ?

 

Avant l’âge de la retraite, c’est l’AI qui rembourse jusqu’à 1'500 CHF par année pour l’achat d’une perruque.

 

Si on a atteint l’âge de la retraite, c’est à l’AVS qu’il faut s’adresser. Dans ce cas, on paie 25% du montant mais au maximum 1000 CHF.

 

Pour bénéficier des prestations, il faut remplir un formulaire disponible dans les magasins spécialisés.

 

Est-ce que ça se voit que je porte une perruque ?

 

Si la coupe et la couleur sont bien choisies et que la perruque est adaptée à la tête, le résultat est bluffant de naturel. Il sera très difficile de déceler que ce ne sont pas de vrais cheveux. Beaucoup de femmes reçoivent même des compliments du genre « tu as des cheveux superbes ! ».

 

Comment mettre sa perruque ?

 

  • Secouer «  la tête en bas » pour aérer et donner du volume
  • Poser l’avant au milieu du front et enfiler jusqu’à la nuque (l’étiquette indique la nuque)
  • Remonter l’avant de la perruque
  • Tirer légèrement l’arrière de la perruque pour la plaquer
  • Plaquer les pattes de maintien sur les tempes, à la même hauteur
  • Coiffer avec les doigts (jamais de sèche-cheveux !)

 

cancer sein perruque
Pour calculer la hauteur du front et la limite des cheveux, poser 4 doigts au-dessus des sourcils.

 

cancer sein suisseAttention, les fibres synthétiques ne supportent pas la chaleur au-delà de 200°C, attention en ouvrant le four ou en faisant des grillades !

 

Si on prend la pluie, laisser simplement sécher la perruque sur le support avant de secouer et brosser.

 

Comment laver sa perruque ?

 

Un peu comme un pull en cachemire : à l’eau tiède dans le lavabo avec du shampoing spécial. Agiter dans l’eau sans frotter. Rincer abondamment en changeant plusieurs fois l’eau. Eponger dans une serviette, secouer et poser sur le support. Ne pas tordre, ne pas coiffer quand la perruque est mouillée. Laisser sécher pendant la nuit (8 heures suffisent) sur le support. Le matin : secouer et brosser doucement. Et le tour est joué ! Les fibres synthétiques reprennent leur forme d’origine une fois sèches.

 

L’idéal est de laver sa perruque une fois par semaine.

 

Prévoir des alternatives

 

On ne porte pas forcément sa perruque tout le temps. Parfois, on a juste envie d’enfiler un foulard ou un turban comme on se glisse dans un bon vieux training.